L'importance d'être entourée quand on devient mère par Hawa

L'importance d'être entourée quand on devient mère par Hawa


L'importance d'être entourée quand on devient mère par Hawa
 Temps de lecture 8min. 

 

"Je m’appelle Hawa, j’ai 32 ans, je vis à Clichy depuis 3 ans et demi. Mon désir d’enfant n’est pas arrivé tout de suite, l’événement déclencheur a été la grossesse de ma petite sœur : lorsqu’elle est tombée enceinte ça m’a tout de suite projetée dans la maternité. Elle s’est mariée très jeune, et c’était vraiment dans la logique des choses pour elle finalement. Comme on est très proches, j’ai vraiment vécu sa maternité avec elle : on habite à côté l’une de l’autre, on se parle beaucoup, et donc j’ai pu vivre différentes étapes fortes à ses côtés comme sa seconde échographie par exemple. J’ai appris le sexe du bébé en même temps qu’elle. C’était très fort. Lorsqu’elle a accouché j’ai débarqué le soir même. Et comme sa fille a toujours été très sage, très gentille, douce, qu’elle ne pleurait pas beaucoup, qu’on pouvait aller au resto avec elle sans problème etc… alors que moi j’avais plutôt en tête l’image d’enfants qui pleurent beaucoup, ça a vraiment embelli ma vision de la maternité. Tout semblait facile et magnifique comme cette petite fille que j’aime tellement. Du coup je me suis dit : « pourquoi pas ? »

 J’ai eu beaucoup de chance et je suis tombée enceinte tout de suite. Je sais que malheureusement beaucoup de femmes autour de moi ont galéré. Malgré tout je n’étais pas particulièrement stressée sur le temps que ça pouvait prendre, je suis très optimiste de nature. C’est drôle, j’ai su que j’étais enceinte immédiatement. Vraiment dès le début du début. C’était peut-être psychologique mais je ressentais beaucoup plus les choses, j’étais certaine que c’était en train d’arriver. D’ailleurs début mai, j’étais malade, j’avais un petit rhume et donc je suis allée chercher un médicament à la pharmacie et là le pharmacien me propose une boîte avec la mention « interdit aux femmes enceintes » mais je ne savais pas officiellement que j’étais enceinte, je devais être seulement à 2 ou 3 semaines je pense, et je lui ai dit « ah mais en fait je suis enceinte donc je ne peux pas prendre ce médicament il m’en faut un autre ». C’est fou, j’étais dans une logique de femme enceinte sans même avoir fait de test ! 

 

J’ai eu envie de faire un test précoce : quelques jours avant le retard j’étais dans un état indescriptible, comme un peu hors de mon corps, je me sentais bizarre, je me souviens je suis allée chercher un test, j’ai fait fais le test et j’ai eu la confirmation que j’étais bien enceinte !

 

"J’avais une course caritative prévue avec le boulot et elle m’a dit de manière hyper inquiétante « c’est le sport ou le bébé » "

 

J’étais contente mais j’étais quand même stressée. Je l’ai annoncé tout de suite à mon mari puis à ma sœur mais à personne d’autre. J’ai attendu quand même un peu avant les prises de sang. Mais quand j’ai vu la gynéco c’était un moment assez stressant, comme on était au tout début de la grossesse, il n’y avait pas encore d’activité cardiaque, et j’avais un praticien en face de moi qui avait l’habitude de ce genre de cas de figure mais qui ne m’a pas vraiment expliqué ou rassuré … donc je n’ai pas été en confiance. Je suis rentrée chez moi vraiment inquiète mais heureusement ma sœur, qui est maman et infirmière, m’a aidé et m’a conseillé, en m’expliquant qu’en début de grossesse c’était normal. Et c’est vrai que dès la semaine d’après j’ai pu entendre le cœur, j’étais rassurée !

Côté activité physique, je suis normalement très sportive. J’avais donc demandé conseil à ma gynéco sur le type de choses que je pouvais continuer à faire « est-ce que je peux courir » par exemple. J’avais une course caritative prévue avec le boulot et elle m’a dit de manière hyper inquiétante « c’est le sport ou le bébé » ce qui est assez violent je trouve…  Donc j’ai évidemment décidé de ne rien faire. Ça ne m’a pas dérangé, j’ai fait une pause d’1 an…

Physiquement, j’ai eu quelques symptômes de grossesse : pendant le 1er trimestre je ne me sentais pas très bien, j’étais très fatiguée, après 20h30 j’étais crevée. Je suis contrôleur de gestion à la Défense, j’avais un rythme soutenu mais ce qui est drôle c’est que mes symptômes disparaissaient au boulot, je voulais tellement le cacher ! Mon corps mettait tout en veille. Mais dès que j’arrivais chez moi en revanche c’était catastrophique, les odeurs, l’odeur de nourriture des voisins… j’avais beaucoup de problèmes avec la nourriture, j’avais faim mais ça me dégoutait en même temps, je le vivais mal !

 

 "Et encore une fois, c’est ma sœur qui m’a aidée et qui m’a accompagnée"

 

Ma grossesse se passait très bien. Je n’ai pas connu le sexe de mon bébé tout de suite car ma gynéco déontologiquement ne voulait pas se prononcer. Je n’ai pas eu de ventre tout de suite. L’été arriva, je suis partie en vacances, tout s’est bien passé et puis il a fallu commencer à annoncer la nouvelle ! J’ai annoncé la nouvelle de manière assez banale en fait, je trouvais ça difficile de se mettre autant en avant ! On me l’a un peu reproché d’ailleurs. Même avec ma mère c’était super banal : c’est drôle d’ailleurs on devait partir en Mauritanie avec toute ma famille mais je ne le sentais pas avec la grossesse surtout pendant le 1er trimestre, j’ai dit à ma mère que je n’allais pas venir, elle ne me lâchait pas avec ses questions et ses « pourquoi tu ne viens pas, pourquoi pourquoi ? » , j’ai dû finalement lui dire que j’étais enceinte, et là elle m’a dit en rigolant «non mais vous les enfants de France vous avez peur de tout en fait» ! elle nous trouve trop douillettes, trop peureuses, elle m’a dit que les femmes là-bas en Mauritanie accouchaient toutes seules elles (rires) !

Pour le sexe du bébé, c’est terrible mais je voulais absolument un garçon c’était plus fort que moi, inconsciemment je m’étais projetée avec un garçon, je faisais des analyses pas possibles des échographies pour essayer de décrypter en avance ! Quand elle m’a annoncé que j’attendais un garçon j’étais folle de joie. Mais c’est pendant la 2ème écho, où pourtant je me sentais vraiment bien, en forme, que l’inquiétude est revenue.  Quand je me suis installée ma gynéco a commencé à me poser pas mal de questions, notamment sur les maladies dans ma famille, puis elle a enchainé avec de longs silences pour finalement me dire qu’elle allait m’arrêter jusqu’à la fin de la grossesse… en me disant que mon bébé n’était pas assez gros. Même si le bébé allait bien j’étais vraiment inquiète. En tout cas, selon elle le stress était un facteur de cette petite prise de poids du bébé : et c’est vrai qu’au travail j’étais difficile à gérer ! J’étais chiante (rires) ! Certaines font la misère à leur mari moi c’était au travail ! J’y mettais toute ma nervosité. Et en effet, peut-être que l’énervement était un facteur. En tout cas, en sortant de l’écho, j’étais paniquée. Et encore une fois, c’est ma sœur qui m’a aidée et qui m’a accompagnée : elle m’a dit qu’il lui était arrivé la même chose en fait et que l’essentiel était que le bébé aille bien !

 

"En fait j’ai vraiment pris la grossesse comme un challenge, j’ai rencontré une sage-femme qui m’avait d’ailleurs dit « la grossesse c’est comme un marathon »"

 

Avec cet arrêt de travail prématuré, je pense qu’au boulot tout le monde était soulagé (rires) vraiment, j’adore mes collègues mais c’est vrai que j’étais soûlante pendant la grossesse ! De retour à la maison, j’ai vraiment essayé de mettre en place des choses pour ne pas me laisser aller : il faisait froid, et forcément chez soi il y a la tentation de beaucoup manger … donc ce que je me suis dit que tout ça allait dépendre de moi. En fait j’ai vraiment pris la grossesse comme un challenge, j’ai rencontré une sage-femme qui m’avait d’ailleurs dit « la grossesse c’est comme un marathon ». Je me suis dit que j’allais tout faire pour bien manger donc à partir de là j’ai fait les courses : je n’achetais plus de choses trop tentantes, plus de gâteaux, plus de bonbons etc... Donc je ne pouvais plus craquer. Comme je ne pouvais plus faire de sport je me suis dit que j’allais bien manger et beaucoup marcher. Je marchais pour faire mes rendez-vous à l’hôpital et pour me déplacer en général. Côté prise de poids, ça s’est plutôt bien passé, je ne me pesais pas beaucoup mais je faisais attention parce que j’appréhendais énormément les vergetures. Je mettais beaucoup d’huile sur le corps et beaucoup de beurre de karité.

 

"Je suis allée voir une sage-femme libérale avec qui ça a vraiment collé."

 

Je me suis inscrite à des cours de préparation à l’accouchement. Je suis allée voir une sage-femme libérale avec qui ça a vraiment collé. Tout s’est super bien passé, elle était fraiche, super motivée, pétillante ! J’ai énormément appris avec elle, on a eu une super bonne relation. Et d’ailleurs, tout ce qu’elle m’a expliqué est arrivé par la suite, elle m’a vraiment rassurée et c’est finalement ce qui m’avait manqué depuis le début de la grossesse avec mon suivi gynéco. J’ai également suivi un cours sur l’allaitement, même si je ne savais pas si j’allais allaiter ou pas. Encore une fois j’étais en mode challenge : d’ailleurs j’ai eu pas mal de remarques de personnes plus ou moins proches dans mon entourage qui me disaient qu’ils ne me voyaient pas du tout allaiter, des commentaires qui m’ont encore plus boostée à vouloir le faire (rires) à relever le défi ! En plus dans ma culture on a toujours allaité, donc je voulais vraiment essayer ! On m’a expliqué que l’allaitement n’était pas si simple que ça, qu’il fallait mettre pas mal de choses en places pour que ça fonctionne bien ! 

Un mois avant le terme, en janvier, à la maternité on m’a dit qu’il fallait que je commence à me bouger, que mon col n’était pas encore très ouvert... Pourtant j’étais très active : je n’avais pas envie d’être déclenchée. Le lendemain de cette consultation j’ai eu hyper mal au ventre, plus que d’habitude. Je sentais que c’était des contractions mais pour moi il s’agissait d’un faux travail. En plus je devais suivre le jour même un dernier cours de préparation à l’accouchement sur la poussée ! Malgré la douleur, je me décide à y aller quand même : et une fois arrivée j’ai vu que c’était sérieux quand je n’arrivais plus à finir mes phrases. Je me souviens que dans l’émission des maternelles ils avaient dit d’ailleurs qu’un signe de vraie contraction était le fait de ne plus pouvoir parler. J’avais quand même réussi à faire le cours, je suis rentrée chez moi et là tout s’est accéléré ! J’avais quand même la hantise d’arriver à l’hôpital et qu’on me renvoie chez moi. Finalement je suis partie à la maternité ! Je n’avais même pas fini ma valise, il faut dire que je n’y attendais pas, un mois avant le terme.

 

 

J’arrive à l’hôpital, où j’ai été super bien accueillie, tout de suite prise en charge. On m’installe et au monito la sage-femme me dit « votre fils va venir ce weekend en fait ! »  Comme le col était encore fermé malgré des contractions régulières j’ai préféré rentrer à la maison e là ont commencé les deux pires heures de ma vie ! Et je ne voulais pas que mon mari soit avec moi ! La simple phrase « respire » ou « souffle » je ne voulais pas l’entendre ! Je l’avais briefé d’ailleurs : «si je te dis des choses un peu dures, ne t’inquiètes pas », je voulais gérer ça seule !  Ces deux heures étaient longues mais j’ai refusé de pleurer ou de me laisser aller ! Mais quand même avec ce niveau de douleur je me demandais ce qui m’attendait par la suite.  Pendant ce temps, j’envoyais des notes audio à mes sœurs, que j’ai réécouté après, et en fait j’étais assez calme. Je ne voulais pas perdre mes moyens. A 20h30 on est retournés à la maternité et puis peu de temps après, ils m’ont posé la péridurale.

 

 "Et finalement, avec le recul et comme je le disais à une copine, être mère c’est un job que tu prends."

 

Tout est allé assez vite, je me suis retrouvée vite à devoir pousser, et en une vingtaine de minutes le bébé est sorti. J’étais témoin de tout ça en fait, la première chose qui m’a marqué c’est que mon bébé était très blanc mais j’ai vu tout de suite qu’il avait mes yeux, je me suis dit « ah yes !! » j’étais trop contente.  Je l’ai allaité tout de suite. Après, pendant la nuit, je me suis retrouvée seule avec lui, mon mari ne pouvait pas rester avec moi en chambre. Et cette nuit-là, il y a eu un moment où je me suis sentie un peu déconcertée quand mon bébé qui venait de faire un caca hyper collant, le fameux méconium, a commencé à me faire pipi dessus ! Forcément, j’avais zappé que c’était un petit garçon et qu’il fallait faire attention à ça. Ce n’est pas grand-chose mais je me suis sentie nulle sur le moment ! Il y a eu ce moment et le moment du bain aussi : j’ai été accompagnée par une puéricultrice qui me corrigeait mais d’une manière assez autoritaire et sur le coup je me suis sentie complètement dévalorisée, je me suis même demandé comment j’allais bien pouvoir gérer ce bébé toute seule…  J’appréhendais aussi de sortir de la maternité !  

Comme l’accouchement s’est passé avant le confinement, je savais que j’allais très vite devoir rester seule avec le petit. Et finalement, avec le recul et comme je le disais à une copine, être mère c’est un job que tu prends, et il n’y a pas de mauvaises mères pour moi, j’exclus évidemment les comportements graves hein, mais finalement tu apprends et tu fais de ton mieux ! Le confinement m’a aussi beaucoup aidé parce que le papa pouvait rester avec moi. L’allaitement j’ai trouvé ça super difficile, au bout de 4 à 5 jours je voulais arrêter, finalement j’allaite encore, mais j’ai trouvé que je n’avais pas eu assez d’informations malgré les cours. Et encore une fois, c’est ma sœur qui est passé chez moi 1 jour après que l’on soit rentrés, et à ce moment-là chaque tétée était une souffrance, j’étais crispée avec le petit, quand il pleurait j’appréhendais le moment, comme si j’allais recevoir des coups de couteau. Et c’est ma sœur qui en me regardant m’a dit que j’avais trop de lait en fait, et en fait à partir de là j’ai compris ce qu’il se passait, j'ai pu réagir et du coup tout allait beaucoup mieux ! Si elle n’avait pas été là j’aurais lâché je pense.

 

"C’est un peu le conseil que j’ai donné à ma sage-femme : de mieux préparer les femmes sur l’après parce qu’il est violent aussi bien physiquement que psychologiquement."

 

En fait, l’après est très important, même si on parle beaucoup plus de baby blues ou de dépression postpartum, je trouve qu'on ne met pas encore assez l’accent dessus pendant la grossesse. En fait pendant la grossesse on se sent vraiment chouchoutée : que ce soit par tes proches ou même par les gens dans la rue, tu es vraiment prise en compte. Et quand tu accouches : tu as mal, tu n’as pas dormi, tu saignes, tu doutes … et là plus personne ne fait attention à toi. Déjà physiquement on ne sait pas que tu viens d’accoucher, ça ne se voit pas, tu redeviens « normale » dans la société alors que pour moi l’après est primordial. C’est à ce moment-là que beaucoup auraient besoin de soutien ; moi j’ai eu de la chance parce que j’ai eu mon mari à mes côtés pendant le confinement. On a été tous les trois heureusement et j’ai bien vécu cette période aussi grâce à ça.

C’est un peu le conseil que j’ai donné à ma sage-femme : de préparer les femmes sur l’après parce qu’il est violent aussi bien physiquement que psychologiquement. Surtout si tu as un enfant qui a des coliques ou du reflux. Même les pleurs de décharge on n’est pas forcément au courant. Et finalement un bébé qui pleure c’est normal, et ce n’est pas forcément grave, mais il faut s’y préparer je trouve. Beaucoup de mères ou de parents se retrouvent un peu démunis.

Le fait de saigner aussi, je n’avais pas compris !  On a l’impression que quand tu sors de la maternité tout est réglé ! En fait non ! Moi j’ai eu de la chance parce que mon bébé n’était pas très gros à la naissance donc il n’a pas fait trop de dégât et physiquement je n’ai pas trop souffert grâce à un accouchement rapide mais quand même !

C’est drôle d’ailleurs, j’ai accouché à 4h du matin et à 20h je dis à mon mari que j’ai besoin de me dégourdir les jambes - on avait commandé un truc à manger - donc je descends pour récupérer la commande, et là les infirmières m’ont prise pour une visiteuse, elles m’ont dit « les visites c’est fini» et je leur dis « non je retourne dans ma chambre j’ai accouché en fait» elles étaient choquées (rires) j’étais vraiment dans l’état d’esprit que tout allait bien se passer, je ne sais pas si ça aidé, mais j’ai été aidée, mon corps m’a aidé, et aussi j’avais un état d’esprit très positif.

Pour l’après, j’ai fait un congé parental : j’ai gardé mon fils jusqu’à 6 mois et demi, j’en ai vraiment profité. J’ai allaité et ça a été génial. Je donne le biberon maintenant et c’est vrai que je vois la différence : après je ne juge pas ceux qui le donne, au contraire chacun choisit ce qui est bon pour sa famille, mais pour nous ça a créé un lien en plus. Je suis retournée au boulot l’esprit tranquille. En termes d’orga ça se passe bien, le papa est super impliqué. Et c’est vrai que je trouve ça très important d’avoir un partenaire qui participe vraiment, c’est pour moi la base d’un bon état psychologique.

 

"Le conseil que j’aurais aimé qu’on me donne c’est se poser moins de questions, avoir confiance en soi, croire en soi, en ses choix, se faire aider et surtout lâcher prise !"

 

Au niveau du lien avec mon bébé, je trouve que le lien est de plus en plus fort. Et même si certains trouvent tabou de le dire comme ça, moi je n’ai pas trouvé que le lien s’était créé immédiatement et dès la naissance. Pour moi les choses se sont construites progressivement et c’est de plus en plus fort à mesure que le temps passe ! 

En tout cas j’ai vécu une grossesse vraiment cool aussi parce que j’ai été bien entourée, je pense à ma sœur évidemment mais aussi à cette sage-femme qui m’a beaucoup apporté. C’est vrai qu’on est une génération où on se pose beaucoup de questions « est-ce que je vais être une bonne mère » par exemple, mais j’ai refusé de de me poser cette question en fait, je me suis dit que j’allais m’occuper de mon enfant, faire mon maximum et que tout irait bien, même si bien sûr il y aura surement des moments plus difficiles que d’autres. Le conseil que j’aurais aimé qu’on me donne c’est se poser moins de questions, avoir confiance en soi, croire en soi, en ses choix, se faire aider et surtout lâcher prise !"