Future mère et fondatrice de Modetrotter par Marie

Future mère et fondatrice de Modetrotter par Marie


Future mère et fondatrice de Modetrotter par Marie


J’ai rencontré Marie lorsqu’elle était enceinte de 6 mois de sa fille Java. Nous nous sommes retrouvées à la boutique Modetrotter rue d’Aboukir,  et nous avons parlé longuement de son rapport à la grossesse, à sa future maternité et ce qui avait changé pour elle depuis. J’ai aimé la franchise avec laquelle Marie m’a décrit son quotidien, comment elle se sentait enceinte, ses difficultés et ses joies, toujours avec beaucoup d’humour et d'autodérision. Merci Marie pour cet échange inspirant et encore félicitations pour la naissance de ta belle petite Java!

Photographie Emma Bedos pour talm

 

"Globalement, j’ai mis beaucoup de temps à l’annoncer autour de moi  (sauf au bureau)  finalement j’ai mis du temps à accepter d’être enceinte"

To all the mamas : Comment s’est passée l’annonce de ta grossesse?

Marie : J’ai dit à mon équipe que j’étais enceinte assez tôt parce que franchement j’étais hyper reloue! Moi qui ai plutôt un caractère assez linéaire, facile, je n’ai pas trop de sautes d’humeurs généralement …là c’était l’inverse ! du coup un jour j’ai envoyé un texto à toute l’équipe et je leur ai dit « bon je vous le dis parce que je me rends compte que je ne suis pas moi-même mais je ne devrais pas vous le dire maintenant... et bien je suis enceinte ».

En revanche, j’ai attendu le dernier moment pour le dire à mes actionnaires, et en vrai ils ont été super contents pour moi mais je n’étais pas à l’aise, je l’ai dit par texto – pareil, l‘annoncer à mes parents ça a été un stress – quelque part je n’ai pas aimé annoncer officiellement le passage de mon statut de fille à femme, ça m’a mis très mal à l’aise ! ça m’a dérangé, ça m’a gênée – ce sont peut-être les seuls trucs qui m’ont stressé :  les annonces.  

Globalement, j’ai mis beaucoup de temps à l’annoncer autour de moi  (sauf au bureau)  finalement j’ai mis du temps à accepter d’être enceinte, et tant que moi je ne l’avais pas bien digéré,  j’avais l’impression que les gens étaient plus contents pour moi que moi je ne l’étais pour moi.

Photographie Emma Bedos pour talm

 

To all the mamans : Comment se passe ta grossesse globalement ? Comment tu te sens ? 

Marie : En fait, je trouve ça vraiment chiant la grossesse ! Là ce matin par exemple j’avais tous les examens à  faire pour le diabète, pendant deux heures.. les prises de sang, les urines, le truc dégueu qu’on te fait boire… tout est chiant en fait !! Je me suis rendue compte en en parlant autour de moi que plein de femmes ont aussi détesté être enceinte.

Après c’est mignon quand le bébé bouge, c’est mignon quand je suis allongée dans mon lit et que je la sens bouger mais quand elle me réveille la nuit, que je suis peinard en train de dormir et que je sens des coups dans tous les sens franchement je trouve ça mignon seulement deux secondes… (rires).  Pareil à l’écho, tu vois sa petite tête, c’est mignon mais quand j’ai envoyé la photo à ma mère elle m’a dit « mais ça t’a pas émue ? je suis tellement émue ça me donne envie de pleurer » moi pas du tout, ça reste trop abstrait, ça reste une tête qui ressemble à toutes les têtes de tous les bébés. Elle aurait un truc particulier, je ne sais pas j’aurais reconnu le nez d’Edouard ou le mien j’aurais eu un petit truc. Et finalement ce sont les copines qui sont plus émues pour toi, moi pas vraiment ...

Ma copine Caro m’avait dit un truc intéressant d’ailleurs, « tu verras il y a une espèce de solidarité entre mamans, c’est super étonnant, il y a toujours beaucoup de compassion pour les filles qui le sont ».  Et en vrai je comprends, parce que j’ai déjà beaucoup de copines qui sont enceintes et je ne pensais pas que c’était aussi fatiguant, aussi difficile, donc c’est sûr que demain j’ai une copine qui tombe enceinte, je prendrai beaucoup plus soin d’elle que ce que j’ai fait jusqu’à présent.

"Tomber enceinte ça a vraiment été une méga surprise !"

To all the mamas :  Enceinte, on doit faire face à de nombreuses restrictions, de nombreux interdits. Sans parler des goûts qui changent, des envies, voires des nausées… comment ça s’est passé pour toi à ce niveau là? 

Marie : J’ai vraiment été malade en début de grossesse : je vomissais trois fois par jour, tous les matins, le midi, le soir. J’ai été malade jusqu’à 4 mois et demi presque 5 mois et même encore maintenant si je n’ai pas assez mangé, j’ai ce qu’on appelle le syndrome de l’estomac vide : je vomis direct … et quand j’ai trop faim ça me fait vomir aussi! 

Je croyais ne pas être immunisée contre la toxoplasmose au début de ma grossesse – Je n’aime pas la viande, donc avec les crudités, les légumes qui représentaient presque 100% de mon alimentation … j’étais dégoutée !  Au final je n’ai eu que deux mois d’interdits, très vite j’ai refait la prise de sang et j’ai vu que j’étais immunisée contre la toxo. Je suis de base un peu monomaniaque de la bouffe, j’ai tendance à manger toujours pareil, et pendant la grossesse c’est encore pire : j’adore les fruits et les légumes mais quand on m’a expliqué que le système nerveux du bébé se faisait avec les protéines, et comme je n’aime pas trop la viande, j’ai essayé de faire des petits efforts, j’essaie de faire attention mais c’est le seul truc qui me pèse. 

Pour le reste, je ne buvais pas, je ne fumais pas avant d’être enceinte,  je peux comprendre que ce soit très frustrant mais pour moi ça ne changeait pas grand-chose. J’essaie juste de faire un peu plus attention à la variété de mon alimentation pour mon bébé.

Photographie Emma Bedos pour talm

 

 

To all the mamas : Est-ce que tu as eu des envies ? 

Marie : Aucunes nouvelles envies, en revanche je buvais une canette de coca light par jour avant la grossesse, et j’aimais manger très sucré (normalement je fais un goûter tous les jours!)  mais du jour où je suis tombée enceinte je n’ai plus jamais rebu un coca, non pas que ça me dégoute, mais je n’ai plus du tout envie de ça– et le sucre pareil, plus du tout envie ! En revanche j’ai eu vachement envie de légumes et de fruits, mon corps ne m’a demandé que des trucs sains. Je n’ai pas mangé plus sainement que d’habitude en fait, parce que j’ai toujours été très légumes salades et tout, c’est juste que j’ai mangé moins de sucre globalement. 



To all the mamas : Un des symptômes vraiment désagréable auquel doivent faire face les femmes enceintes en début de grossesse c’est la fatigue… ca n’a pas été trop difficile pour toi? 

Marie : Là je suis en forme parce qu’hier je me suis couchée à 21h, franchement ça va ! Les trois premiers mois j’ai été fatiguée comme jamais de ma vie j’ai été fatiguée, laisse tomber ! Une fatigue comme je n’avais jamais vécu ! vraiment je rentrais le soir, je me couchais et je dormais 12, 13 heures tous les soirs pendant 3 mois, mais vraiment… ça m’a un peu déprimée !

Oui, j’ai trouvé ça déprimant en fait, déjà t’es malade donc t’es pas bien, en plus t’es hyper fatiguée – il y a des moments au bureau j’avais envie de mettre en boule et de m’endormir devant mon écran – j’avais envie de dire « j’arrête j’en peux plus » ! crevant ! Donc les débuts franchement c’était pas génial… 

Ceci est une crédit photo à détailler

Photographie Marie Courroy

 

To all the mamas : Comment Edouard et toi avez décidé d’avoir un bébé ? comment tu as réagi en réalisant que tu étais enceinte ? 

Marie : Tomber enceinte ça a vraiment été une surprise, mais genre méga surprise. 

Avec Edouard, de base on était un peu pareils : c’est-à-dire qu’on ne s’était jamais dit “génial on va avoir cinquante enfants, ce sera canon et tout” pas du tout!  Comme c’est arrivé un peu par surprise, on ne s’est pas posé la question de la garder ou pas, c’était une évidence, en revanche ça ne faisait même pas une semaine qu’on était ensemble!

Bizarrement on ne s’est jamais posés la question alors qu’on s’est posés un milliard d’autres questions que ça: lui il vit pas ici il vit à Biarritz, donc c’était quand même un peu soudain… moi je venais d’acheter une maison en me disant que j’allais déménager à la campagne. Sauf qu’en l’achetant je m’étais dit que je continuerai à passer quelques nuits chaque semaine à Paris mais du coup… changement de programme !

Je suis hyper contente mais ça m’a fait beaucoup de nouveauté et d’orga et moi l’orga c’est pas du tout mon truc

En fait c’est ça qui a été un peu dur, la surprise + tous les trucs relous, t’as un peu l’impression que la surprise elle se transforme un peu en truc un peu merdique très vite ! c’est-à-dire qu’assez vite je me suis dit “oula mais moi j’étais hyper heureuse avant et là j’ai l’impression d’avoir que des trucs pourris …” et ce qui est dingue c’est que comme les gens se réjouissent pour toi, tout le monde est hyper content pour toi et du coup bah t’es obligée de dire “ je suis contente” – alors que toi-même tu ne t’es pas vraiment faite à l’idée tu vois ?

C’est ça qui a été un peu compliqué pour moi, ça m’a fait beaucoup beaucoup de changement d’un coup c’est-à-dire qu’en 6 mois, je me suis retrouvée avec un mec, un gosse, plus d’appart à Paris et une maison à la campagne. Je n’étais pas trop prête à tout ça. La campagne j’étais prête à 50% mais pas à 100 % donc il a fallu que je digère un peu. Maintenant ça va, je suis hyper contente mais ça m’a fait beaucoup de nouveauté et d’orga et moi l’orga c’est pas du tout mon truc ! il a fallu que je m’organise dans ma tête ! Mon mec était très content lorsque je lui ai annoncé que j’étais enceinte mais il m’a dit « si c’était pas arrivé comme ça en vrai je sais pas si un jour on se serait dit oh tiens... ou peut-être qu’on se le serait dit trop tard ! » donc on a pris ce qui nous arrivait, en se disant que c’était super comme ça !

Photographie Marie Courroy

To all the mamas : Tu as eu des angoisses particulières ? 

Marie : J’étais pas du tout inquiète – après je ne suis pas du tout d’un naturel stressé– je suis très fataliste je fais confiance à la vie , je me suis dit « si on m’a mis ce bébé maintenant là c’est que ça devait être le bon moment et que ça devait être comme ça » – j’étais pas inquiète. 

En revanche j’ai une amie qui était enceinte pile en même temps que moi et qui a perdu son bébé. Elle ne s’en est pas rendu compte, c’était un jour en allant chez la gynéco qu’on lui a dit que le cœur s’est arrêté de battre – et pour moi qui n’était pas du tout inquiète -  et comme tu sens rien quand même pendant longtemps - et ben du coup j’arrivais pas tellement à m'attacher à mon bébé parce que je me disais si ça se trouve son coeur ne bat plus et j’y pensais genre tout le temps, tous les jours je me disais “si ça se trouve…” Tu vois ta gynéco tous les mois, tous les mois on te dit non tout va bien, pendant 3 jours je me disais «non mais c’est bon, ça va, tout va bien » et puis ensuite pendant 3 semaines « non mais peut-être que ça y est tout va mal » et ça jusqu’à ce que je la sente. et maintenant je la sens tellement ! 

Ca c’était un peu bizarre. Les gens se réjouissent pour toi mais j’avais envie de leur dire « oui mais si ça se trouve son cœur ne bat plus ne vous réjouissez pas» et tu ne peux pas trop le dire. Et si ce n’était pas arrivé à ma copine ce ne serait pas un truc qui me serait venu à l’esprit spontanément...

To all the mamas : Tu as beaucoup d’amies enceintes autour de toi? 

Marie : J’ai eu deux grosses vagues de copines enceintes: j’ai plein de copines qui ont maintenant des enfants qui ont entre 5 et 10 ans grosso modo et là j’ai une deuxième vague, j’ai trois copines qui sont enceintes en même temps que moi, du coup c’est cool. Et j’en ai plein qui viennent d’accoucher. Alors parfois c’est le deuxième mais du coup je ne suis pas trop en décalé. Je ne suis évidemment pas trop en avance mais je ne me sens pas non plus toute seule. Et j’ai trouvé que les copines avaient été de très bon conseil ! Il a suffit qu’une d'entre elles me dise « j’ai une copine, son ventre a craqué la veille de l’accouchement, elle a des vergetures de là à là» pour me convaincre de me tartiner de crème et d’huile... elles m’ont aussi donné des détails sordides sur ce qui va m’arriver et  je suis bien contente d’être au courant!

Photographie Marie Courroy

 

To all the mamas : Tu es la fondatrice de la marque Modetrotter - comment tu fais pour conjuguer grossesse et carrière ? comment appréhendes-tu ta vie de cheffe d’entreprise avec un bébé ? 

Marie : Je suis super bien entourée par les filles qui travaillent avec moi. Avant, Modetrotter était un multi-marque, pour la marque ça fait 3 ans mais en tout ça fait 10 ans. J’ai la chance que ce soit ma marque : si un matin je veux arriver à 10h plutôt qu’à 9h parce que ma fille m'a vomi dessus et bien ce n’est pas très grave. Je me dis que d’autres l’ont fait avant moi, après je changerai peut-être d’avis quand je serai dans le moment, en tout cas dans mon idée, l’enfant doit s’adapter à ta vie.. 

"C’est hors de question que le boulot prenne le pas sur la vie perso"

Ça ne m’inquiète pas trop ce lien entre carrière et maternité. Et puis tu sais moi je n’ai jamais bossé non plus comme une malade : je n’ai jamais bossé le weekend, sauf s’il y a une sortie de collection ou un truc ponctuel à faire bien sûr, mais quand la journée est finie, quand la semaine est finie et ben c’est fini quoi. Quand je passe par ici qu’il est 21h, que la lumière est encore allumée, et que je dis par exemple à Laura « mais qu’est-ce que tu fais ? » c’est hors de question à un moment donné que le boulot prenne le pas sur la vie perso– et si même moi j’arrive à partir à des heures normales il n’y a aucune raison pour rester… sauf si tu as un dîner que tu veux rester avant ton truc mais faut pas que ce soit une habitude.. je ne veux pas que les filles bossent le week end.  L’avantage d’une petite boite c’est qu’on peut être flexibles. 

Photographie Marie Courroy


To all the mamas : Est-ce que tu as changé quelque chose à ta routine sportive et à ton lifestyle en général ?

Marie : Je n’ai rien changé à ma vie. Enfin si, les 3 premiers mois, j’étais vraiment fatiguée, j’ai vraiment beaucoup dormi. Mais depuis que ça va mieux (parce que pour le coup autant j’ai continué à être malade après, autant la fatigue vraiment dès la fin du 3ème mois c’était fini, et je l’ai senti genre d’un coup, c’est fou !) j’ai repris la marche. J’aime beaucoup marcher, je marchais beaucoup, je continue à marcher comme une malade. Je faisais vite fait du yoga ashtanga une fois par semaine, mais là pas grand chose. Je me suis inscrite à des cours de pilates prénatal – en vrai je m’ennuie, je trouve ça hyper mou – mais plus je vais grossir plus j’aurai du mal à me baisser, et plus je me dis que ça me fera du bien!

Ce qui m'a le plus tuée dans mon quotidien depuis le début: c’est les escaliers! J’avais l’impression de peser 100 kilos. Je peux marcher des kilomètres mais les escaliers dans le métro, je trouve ça dur. 

Être enceinte ne m’empêche pas de voyager : au mois de mai je suis partie en Sicile, dans le sud de la France , au Maroc, après je vais à Biarritz, je vais retourner au Maroc pour le boulot, je fais ma petite vie ! On m’a dit qu’il fallait porter des bas de contention mais avec la canicule je vais mourir ! Je le fais dans l’avion en revanche. Après coup de bol je n’ai pas trop de de problèmes veineux pour l’instant. 

J’ai deux obsessions : le masque de grossesse et les vergetures

To all the mamas : Tu as des conseils pour s’habiller enceinte ?

Marie : Je ne suis pas très portée sur les trucs de grossesse, je changerai peut-être d’avis dans 3 mois, je refuse de m’acheter des vêtements de maternité, j’ai pas envie d'avoir un jean avec un gros élastique par exemple! J’ai pas envie de m’acheter des fringues que je ne remettrai jamais.

Là c’est cool parce que c’est l’été,  je suis souvent en robe. Même si je ne peux pas fermer mes pantalons, si j’ai un grand t-shirt ça passe niquel. J’ai pas envie de passer au t-shirt jusqu’aux genoux et au look legging, ballerines… – je m’habille exactement comme avant avec les trucs dans lesquels je rentre bien sûr.

En revanche c’est toute la déformation du corps que j’aime pas des masses – tout me dégoûte un peu. J’ai des copines qui me disent « ah mais moi je trouve ça trop beau le corps de la femme enceinte » moi pas vraiment – et les gens qui arrivent et qui te mettent la main sur le ventre ça me saoule – les gens qui me connaissent savent qu’il n’y a pas moyen donc dieu merci ça ne m’arrive pas très souvent mais ça je déteste.. 

En tout cas je ne passe pas quatre heures à me regarder dans le miroir quoi. Je crois que ça va être encore pire après. Et puis après l’accouchement t’as le ventre flasque et tout non?  enfin voilà j’ai un peu de mal avec tout ça...

Photographie Marie Courroy



To all the mamas : Quelle sont tes routines beauté pendant la grossesse ?

Marie : J’ai deux obsessions : le masque de grossesse et les vergetures.

Le masque de grossesse, ça ne passera pas par moi! J’ai de la 50 dans mon sac et j’en mets dix fois par jour, j’en mets même entre le moment où je pars de chez moi et le métro – j’ai de la Caudalie en ce moment, après je ne suis pas forcément fidèle à une marque en particulier, là il se trouve que j’ai commencé celle-ci donc je la finis et sincèrement je suis très contente je la trouve très bien –  je suis une malade de la crème solaire, il n’y a pas moyen ! Edouard me disait la dernière fois « franchement si tu te chopes le masque de grossesse ce serait vraiment pas juste » parce que sincèrement je fais tout ce qu’il faut ! Si, par exemple, on discute on est à l’ombre et là tout d’un coup quelqu’un m’appelle et je me mets à discuter sur le trottoir d’en face, je marche en me cachant complètement le visage , les gens doivent se dire « elle est folle ! » - mais franchement je m’en fous, je préfère qu’on me prenne pour une tarée plutôt que de le choper. Et là au Maroc je sais que j’aurai casquette, lunettes et SPF  50.

 

Ma deuxième obsession c’est les vergetures, je me crème comme une barjot ! Au début j’utilisais une crème le matin et une huile le soir, et là je n’utilise plus que de l’huile. Tous les trucs que tu peux éviter il faut le faire – là je commence à avoir la ligne sur le ventre et ça me dégoute, et je n’y peux rien, c’est hormonal, et puis ça part  je crois ?

Pour le maquillage, je ne maquille pas trop, j’ai rien changé – après j’ai de la chance que ce soit l’été – malgré la 50 j’ai réussi à prendre des petites couleurs – sinon, tout le monde te dit que pendant la grossesse t’as une belle peau, des beaux cheveux, franchement j’ai pas du tout remarqué de différence – après j’ai du bol j’ai pas trop grossi du visage -  enfin je crois, pas trop!  – alors que j’étais persuadée que j’allais prendre 20 kilos et que j’allais prendre du visage – parce que quand j’étais ado dès que je prenais 2 kilos ça se voyait direct. Si ça avait été le cas je me serais arrangée pour mettre au moins un peu de Terracotta, pour essayer de camoufler un peu!!

Je continue à aller chez le coiffeur, à faire des mèches, après il m’a dit que c’était les couleurs qu'il ne fallait pas faire, et que les mèches ça allait parce que ça ne touchait pas le crâne donc je continue..

Sinon, je mets du vernis bio, on m’a filé un dissolvant bio mais je trouve que ça ne marche pas – alors je suis allée acheter un dissolvant qui pue, je le fais super vite et j’essaie  de pas respirer, mais pour autant je continue à mettre du vernis ! Encore une fois j’en mets pas non plus toutes les semaines, mais je sais que cet été j’en mettrai surement sur les pieds.. J’essaie de pas trop respirer les odeurs, ce genre de trucs..

Photographie Marie Courroy

 

A part l’huile que j’ai utilisé pour le ventre, (l’huile Eucerin – j’ai pris ça parce qu’une copine m’a dit prends ça) j’y connaissais rien du tout – j’ai vu le petit logo femmes enceintes qui est rassurant mais le packaging est vraiment pas dingue... comme tous les soins qu’on m’a dit d'utiliser : en crème je prenais Mustela au début. Et dans ma nouvelle maison avec ma salle de bains toute belle et mes rangements apparents, j’aimerais bien un produit qui soit joli. La plupart des vêtements de grossesse sont moches à priori, la cosméto aussi, tout n'est pas top... Si au moins on pouvait avoir des petits produits un peu sympas un peu jolis dans sa salle de bains, ce serait génial ! 

 

Propos recueillis par Kenza Keller